Ils n’ont que ce mot là à la bouche. Comme une formule incantatoire censée éloigner le mauvais sort, ils n’ont de cesse de le prononcer pour étouffer les inquiétudes nées de la crise.
« Ils », ce sont les candidats en campagne et ce mot magique, c’est « protection. »
Comme un produit en vogue sur un marché économique, il possède ses dérivés : protectionnisme, protéger, protecteur.
Parce que ce terme mérite mieux qu’une récupération éphémère et électoraliste, Libertas vous en dit plus et dévoile sans tabous les dessous du protectionnisme.
La préférence communautaire, établie par le traité de Rome et ainsi voulue par les pères fondateurs de l’Europe, a été petit à petit mise à mal par les traités suivants et les élargissements, favorables au libre-échange. Ainsi, dans la Communauté à Six, la France était parvenue, non sans mal, à faire prévaloir son attachement à la « préférence communautaire ».
Depuis les accords du GATT, le principe est tombé en désuétude et le seul article faisant référence à une « préférence naturelle » entre les États membres, l’article 44-2 du traité de Rome, a été abrogé par le traité d’Amsterdam.
Le traité de Lisbonne (faut-il le rappeler, copié-collé de la Constitution rejetée par les peuples en 2005) s’inscrit dans cette même lignée libre-échangiste. Ainsi le préambule annonce clairement cette volonté : « Désireux de contribuer, grâce à une politique commerciale commune, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux ».
De même, le futur Article 206 (ex-article 131 du TCE !) est on ne peut plus clair : « Par l’établissement d’une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres ».
Alors que signifient les slogans de l’UMP « pour une Europe qui protège » et les diatribes des têtes de liste en faveur de la protection ? Rien d’autre que le parti majoritaire se moque de ses électeurs et des Français. Comment peuvent-ils parler en faveur de la protection alors qu’ils ont agi en faveur du libre-échange ? L’Europe qu’ils ont construite n’a été qu’un marche-pied de la mondialisation sauvage, avec le résultat que l’on connaît, la crise. Et aujourd’hui, alors que se profile une échéance décisive pour l’avenir de l’Europe, Libertas vous offre la possibilité de renouer avec l’esprit du traité de Rome, de construire une Europe protectrice de nos emplois et de nos traditions. Le 7 juin, il s’agira de choisir entre une Europe mondialiste et libre-échangiste, ou une Europe protectrice et respectueuse des peuples.
Il n’y pas d’autres enjeux.
Le 7 juin, il faut donner sa voix à la cohérence.
Le 7 juin il faut donner sa voix à l’efficacité.
Le 7 juin, c’est à vous de choisir!

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