mercredi 29 avril 2009

“Un chômeur sur deux est victime de l’Europe passoire”

En quoi les élections européennes peuvent-elles utiles aux habitants du grand Est ?

Notre région est le théâtre du plus grand scandale européen des dernières années : celui de la sidérurgie, illustré par l’affaire Mittal… Notre sidérurgie qui, depuis trente ans a reçu plus de 20 milliards d’euros d’aides publiques, est aujourd’hui dévastée par le libre-échangisme suicidaire de ceux qui à Bruxelles et Paris, ont autorisé l’indien Mittal à lancer son OPA sur Arcelor et fait sauter les dernières digues qui protégeaient l’emploi. Résultat : avec l’argent des contribuables, Mittal a racheté des usines au Kazakhstan et en Bosnie, investi des milliards au Brésil, en Chine, en Inde et en Turquie, précipitant dans le chômage les salariés français. Non seulement Mittal doit rembourser, mais il faut changer les règles européennes pour instaurer des écluses douanières et un droit de véto sur les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques. Souvenons-nous que la moitié des chômeurs sont victimes de ce que l’économie européenne est la moins protégée du monde !

Et il n’y a pas que la Lorraine qui souffre…

Oui, en Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Bourgogne et même en Alsace, pas un bassin d’emploi n’échappe à la tornade : la métallurgie, l’automobile, le textile, la chimie, le tourisme, l’agroalimentaire, le vin ou le bois… De même, un cultivateur disparaît toutes les vingt minutes, parce que l’Europe agricole est devenue une passoire. Elle préfère verser des primes que garantir des prix, on marche sur la tête !


C’est donc Bruxelles qui provoque le désert rural ?


Elle l’accélère. Ainsi à cause de deux directives nos hôpitaux suppriment des lits, des emplois (1130 menacés en Lorraine), on ferme les urgences et les maternités. Avec la directive postale, on va supprimer nos bureaux de poste et le prix du timbre augmentera. Même chose avec l’électricité et le gaz. Sans parler de la suppression des cantons et départements ou de la moitié de nos sous-préfectures.

Comment remettre "l’Europe à l’endroit" ?

En rendant le pouvoir aux peuples et en relocalisant le travail. Sans quoi les milliards pris au contribuable pour tenter d’endiguer la crise seront aussi utiles que des rustines sur le Titanic. Outre une réforme de l’euro pour redonner du pouvoir d’achat et des écluses douanières pour protéger nos entreprises, l’Europe doit arrêter de verser 26 milliards par an pour subventionner les délocalisations vers l’Est ! La solidarité européenne oui, le masochisme économique non ! Arrêtons aussi de financer l’adhésion de la Turquie, diverses dépenses scandaleuses, fraudes et l’on économisera facilement 40 milliards. La France pourrait ainsi réduire d’un tiers sa cotisation européenne et financer un plan de relocalisation de l’emploi, soit l’équivalent de 300 km de lignes TGV, 600 km d’autoroutes, 6.000 appareils d’IRM pour prévenir le cancer, du triplement des allocations aux personnes âgées dépendantes ou du quadruplement des étudiants boursiers…

Alors, on la change cette Europe ?

Les chasseurs aux élections européennes

Les chasseurs aux élections européennes - Article paru dans la revue Plaisir de la chasse

« Ceux qui ont milité pour le "non" au traité de Lisbonne risquent de passer à la moulinette électorale compte tenu du scrutin des prochaines européennes [7 juin], explique Frédéric Nihous, président de CPNT. Il faut donc avoir un poids suffisant pour pouvoir constituer un groupe important au niveau européen. Si deux pauvres ne font pas un riche, deux petits peuvent électoralement faire un gros! » D’où l’accord passé avec le Mouvement pour la France (Philippe de Villiers) sous l’égide de Libertas, groupe politique européen initié par l’homme du Non en Irlande, Declan Ganley, qui est chasseur. CPNT mènera les listes Libertas dans deux circonscriptions sur huit: Frédéric Nihous conduira la liste du Nord-Ouest; Eddie Puyjalon, secrétaire général de CPNT, celle du Sud-Ouest pour laquelle Jean Saint-Josse, patron historique de CPNT, était pressenti mais qui a jeté le gant de l’action publique.

Dans les six autres circonscriptions, le MPF sera tête de listes qui comprendront des représentants des chasseurs. Philippe de Villiers sera candidat dans la circonscription Grand Ouest. Frédéric Nihous précise ainsi la stratégie de son mouvement : « On ne peut pas laisser les partis minoritaires, et désavoués lors du référendum européen de 2005, rafler la mise et obtenir 100 % des sièges. »

Hadopi n’a pas dit son dernier mot

On la croyait enterrée après le coup de maître la gauche réalisé à l’Assemblée nationale : ils étaient parvenus à mettre en minorité la majorité. C’était sans compter sur le coup de sang du Président de la République qui s’est engagé à faire voter, coûte que coûte, la loi Hadopi. Elle revient aujourd’hui en deuxième lecture dans l’hémicycle dans une version durcie où figure encore la double-peine, c’est-à-dire la double sanction pour l’internaute présumé fautif, qui se verra privé de son abonnement Internet tout en continuant de le payer… Philippe de Villiers réaffirme son opposition à cette loi injuste, inefficace et liberticide. Le gouvernement veut passer en force et imposer cette loi contre l’immense majorité des internautes, opposée au texte et contre l’avis même de certains députés UMP. La pression mise sur les députés par Jean-François Copé pour s’assurer de leur présence et de leur mobilisation ne révèle que trop la fébrilité des partisans d’Hadopi…

Philippe de Villiers s’oppose au travail du dimanche

Philippe de Villiers réaffirme son opposition au travail du dimanche. Alors que le chômage augmente tous les mois, le gouvernement ne propose rien d’autre qu’un nouveau statut : « chômeur la semaine et travailleur le dimanche. »
En période de crise, un pays a besoin, plus que jamais, de repères. Or, les repères constitutifs de la société sont aujourd’hui mis à mal. Les repères familiaux d’abord, avec la proposition de loi en faveur du travail du dimanche, sur l’homoparentalité. Les repères territoriaux ensuite avec la réforme Balladur. Les repères culturels enfin, avec la proposition de la Halde qui veut supprimer les conditions de nationalité pour ceux qui entrent dans la fonction publique.

mardi 28 avril 2009

Ph. de Villiers attire une UMP sur sa liste


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Philippe de Villiers et la tête de la liste MPF-CPNT du grand Est, Christophe Baudouin.

Le Mouvement pour la France s’allie avec Chasse Pêche Nature et Tradition. Une élue UMP de Colmar est en deuxième position. A la déception, Delphine Mann préfère la conviction. L’adjointe au maire de Colmar, présidente de l’office de Tourisme, appartient à l’UMP. Ellea décidé de rejoindre Philippe de Villiers pour la campagne des européennes. «Je ne supporte pas le double discours tenu au sein de l’UMP, affirme-t-elle, en visant explicitement la tête de liste, Joseph Daul, Alsacien comme elle. Nous avons une Europe qui ne fonctionne plus. »

Elle occupera la deuxième position derrière Christophe Beaudouin, tête de liste pour le Grand Est. Cet avocat de 36 ans, installé en Haute-Saône, est conseiller du groupe Indépendance et démocratie au parlement européen. Il a été présenté hier à Nancy par Philippe de Villiers. La liste fait l’union entre son parti, le Mouvement pour la France, et Chasse Pêche Nature et Tradition. Pierre Pescarolo, membre du CPNT, est en troisième position.


Il est suivi de Laura Sabatier, directrice d’une salaison installée en Bourgogne, et de l’ancien adjoint au maire de Nancy, Guy Boiché. La liste s’inscrit dans un mouvement européen intitulé Libertas, qui présentera des listes dans chacun des 27 pays de l’union européenne. «C’est nécessaire obtenir un groupe parlementaire qui soit majoritaire, indique Philippe de Villiers. Il faut changer de majorité à Strasbourg pour changer de politique. »


«Nous voulons une Europe démocratique et mieux protégée, a poursuivi le député européen. L’Europe est dirigée par la commission de Bruxelles, qui décide de tout. C’est un pouvoir qui fait n’importe quoi. » Il a aussi plaidé pour des «écluses douanières », qui protègent l’Europe à ses frontières, une forme de «protectionnisme intelligent ». Philippe de Villiers, qui a rappelé que son père était né à Nancy et avait toujours regretté la Lorraine, s’est fixé comme objectif de faire mieux qu’aux dernières européennes (13 %).

Julien BÉNÉTEAU.

Le facteur passera-t-il encore en 2011 ?

Les nombreuses motions de protestation adoptées depuis le début de l'année par plusieurs conseils municipaux en France pour défendre "leurs" Postes n'y changeront rien : la dernière directive postale, acceptée le 1er juillet 2007 par les élus européens de l'UMP, du PS et du Modem, va entrer en vigueur. Engagé par les directives des 15 décembre 1997 et 10 juin 2002, l’achèvement du marché intérieur européen des services postaux a en effet abordé en 2007 une ultime étape : la libéralisation totale du courrier domestique à l’horizon prévu du 1er janvier 2011. Les postes européennes ne disposent déjà plus, depuis 2002, que d’un monopole résiduel sur le courrier domestique, jusqu’à 50 grammes. C’est ce «domaine réservé» que la Commission européenne, conformément au calendrier fixé par la directive de 2002, propose de supprimer d’ici deux ans, pour parachever la libéralisation du marché intérieur postal. Pour savoir ce qui nous attend, en particulier les campagnes françaises, il suffit de jeter un oeil dans les pays qui ont anticipé la directive. La Suède, qui fut précurseur dans ce domaine en 1996 a vu disparaître rapidement 1.800 de ses 2.200 bureaux de poste. En Espagne, Correos ne distribue plus leur courrier depuis 2007 aux habitations situées à plus de 250 mètres d'une voie principale... Ambiance.



Le facteur passera-t-il encore en 2011 ?

I. Aujourd'hui, nous avons un marché intérieur postal concurrentiel et un service universel pérenne

La Poste, premier service public de proximité en France, est l'une des dernières postes publiques en Europe. Elle contribue à quatre missions : aménagement du territoire, service universel courrier, accessibilité bancaire et aide à l'acheminement de la presse, pour un coût de 1 milliards d’€ par an. Ce n'est pas le cas des services postaux chez nos voisins européens.

Le routage, le colis, le courrier express, les messageries, le courrier transfrontalier, le courrier publicitaire non adressé et le courrier domestique de plus de 50 grammes sont d’ores et déjà totalement ouverts à la concurrence.

Pour le reste, la Poste n’a cessé d’améliorer la qualité de son service d’acheminement des plis domestiques. En 2002, 67 % étaient distribués le lendemain de l’envoi, et ce taux est passé depuis à 82 %.


II. La directive de 2008 fait sauter le monopole sur le courrier domestique

- Fin du monopole ("domaine réservé") pour les envois de moins de 50 grammes à partir de 2011. Interdiction d'accès aux marchés étrangers tant que ce monopole résiduel n'est pas levé (clause de réciprocité)

- Fin du prix unique du timbre (95% des envois)

- Maintien théorique du service universel (au moins 1 distribution et 1 levée cinq jours sur sept et à un prix abordable sur l'ensemble du territoire).


III. Avec la fin du monopole sur le courrier domestique, c'est la fin du service postal universel, accessible pour tous au même tarif sur tout le territoire.

1) Le monopole sur le courrier de moins de 50 grammes permettait de financer le service postal universel

Ce "domaine réservé" du courrier domestique (30 % du chiffre d’affaires de La Poste) permettait de financer, par péréquation interne, le service public postal entre les territoires «rentables» et les territoires enclavés ou désertifiés. Ainsi était assuré le financement de la distribution journalière et universelle du courrier, six jours par semaine en France, partout où réside les usagers, peu importe l'accessibilité. C'était la méthode la plus simple, la plus efficace, la moins coûteuse et la moins contestée.

2) Sur un marché devenu totalement concurrentiel, les opérateurs délaisseront les territoires "non rentables" et les bureaux fermeront

Avec la fin de ce monopole, le service postal connaîtra ce qu'a connu la téléphonie mobile : une surcompétition auprès des gros clients et des régions densément peuplées et d’accès facile, et à l’inverse un abandon des territoires ruraux, difficiles et moins peuplés :

- Suppression de centaines de bureaux de Poste en milieu rural et dans les périphéries urbaines (après les casernes, les hôpitaux, les tribunaux et les écoles). Selon "le Monde" (26 janvier) "l'entreprise publique a engagé des discussions avec les pouvoirs publics afin d'alléger le coût de sa présence postale en zone rurale". Ainsi depuis que la Suède a libéralisé son service postal, sur 2.200 bureaux de poste, 1800 ont fermé...

- Réduction de la distribution en milieu rural : le courrier sera de moins en moins distribué dans les endroits jugés "non rentables". Ainsi, depuis 2007 en Espagne, Correos ne distribue plus aux habitations situées à plus de 250 mètres d'une voie principale. Combien de Français (de personnes âgées en particulier) vivant en milieu rural devront chaque jour faire des kilomètres pour aller relever leur boite postale ?

3) Pour tenter de compenser et maintenir un service universel à son niveau actuel, il faudra faire payer les usagers et les contribuables

- Les usagers supporteront une augmentation tarifaire des prestations postales. Le prix du timbre va augmenter avec la fin du prix unique du timbre. (Rappel : le prix des péages a aussi augmenté depuis la privatisation des autoroutes)

- Les contribuables, à travers l'Etat et collectivités locales pourront, et même devront subventionner les entreprises postales s'ils veulent compenser les surcoûts de desserte de ces régions non solvables. On augmentera ainsi la dépense publique pour tenter de maintenir un service constant !

4) Les garanties apportées par Nicolas Sarkozy ne sont pas convaincantes

La mise en application de la directive sera effectuée par la transformation de La Poste en société anonyme, à capitaux publics...pour le moment. Selon Nicolas Sarkozy (décembre 2008), le projet de loi sera examiné avant l'été prochain. Le capital de la S.A ne serait ouvert, dans un premier temps, qu'à des investisseurs publics (Caisse des dépôts, etc) et l’Etat y resterait majoritaire.

Pour mémoire, le même argument avait été utilisé avec France Télécom où l'Etat n'est plus actionnaire qu'à 27%. De même en 2004, lors du changement du statut d’EDF-GDF, Nicolas Sarkozy, ministre des finances, assurait que l’Etat resterait propriétaire d’au moins 70 % des deux entreprises. C’était d’ailleurs inscrit dans la loi. Un an plus tard, la part de l’Etat n’était plus que de 35 % à GDF


IV - La directive suscite d'autres inquiétudes

1) L'accessibilité bancaire de millions de Français est menacée

C'est la banque des classes moyennes et des petits épargnants qui finira privatisée, à l'heure où le système bancaire mondial est frappée par un cataclysme financier et où, au contraire, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne "nationalisent" des pans entiers de leur système bancaire et financier.

Bruxelles a déjà remis en cause le monopole de collecte de l'épargne populaire, détenu par La Poste et les Caisses d'Epargne, qui permettait à l'Etat de centraliser les encours au sein de la Caisse des dépôts et consignations pour bonifier et garantir les prêts consentis aux organismes HLM.

2) Des milliers d'emplois directs et indirects pourraient être supprimés

Les fermetures de bureaux de poste gérés en propre (passés de 12 000 à moins de 4700) entraîneront des pertes d'emplois directs et indirects liés à la la collecte et la distribution quotidienne du courrier. C'est déjà le cas en Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne et Pays-Bas.

La distribution occupe jusqu'ici directement ou indirectement près de 5 millions de travailleurs dans l'Union européenne et 299.010 employés à La Poste (2007).


V. Résultat des votes des députés français au Parlement européen

Lors de la 1ère lecture en juillet 2007, le rapport Ferber (PPE-DE) avait fait, comme sur 80% des textes, l'objet d'un compromis entre les groupes PPE, PSE et ALDE, adopté par 512 voix "pour", 155 "contre" et 13 "abstentions" en session plénière. Détail des votes : "Pour" : PPE dont 18 UMP, PSE dont 25 PS, ALDE dont 9 MODEM. "Contre" : Verts : GUE dont 5 PCF, IN/DEM dont 2 MPF de Villiers, NI (dont 5 FN).


En définitive, les usagers, les contribuables, les régions rurales en particulier : comme en Suède et en Espagne, tout le monde risque de faire les frais de cette libéralisation mal maîtrisée du secteur postal.

Christophe BEAUDOUIN


Mardi 28 Avril 2009

Faut-il encore croire les socialistes sur l’Europe ?

La semaine dernière, le parti socialiste a lancé sa campagne pour les élections européennes. L’occasion pour Martine Aubry de plaider pour une « autre Europe », une « Europe un peu (sic) moins sauvage » et de demander aux Français de les aider pour décrocher une majorité au parlement européen en juin.



Faut-il encore croire les socialistes sur l’Europe ?

Une hypocrisie politique

Le Parti Socialiste a trouvé son credo : dénoncer l’Europe libérale du PPE, le Parti Populaire Européen, et rejeter sur la droite la responsabilité de la crise économique. Mais cette grosse ficelle est bien abusive. Il faut savoir que depuis trente ans, le PSE et le PPE dirigent ensemble le parlement européen puisque les deux principaux groupes parlementaires se partagent la présidence du Parlement deux ans et demi chacun, préférant leur monopole à une « concurrence libre et non faussée ».

Mieux, le Parti Socialiste affirme qu’il faut voter pour lui afin de remplacer l’actuel président de la Commission Européenne, Juan Manuel Barroso, alors que les deux principaux leaders de gauche en Europe, Gordon Brown et José Luis Zapatero, lui ont apporté son soutien. Mieux, la perspective d’une majorité de gauche en juin 2009 est complètement illusoire quand on sait que dans la plupart des pays (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie…), la gauche est largement derrière la droite.

Une hypocrisie économique

Mais cette immense hypocrisie politique est doublée d’une incroyable hypocrisie économique. En effet, comment le Parti Socialiste Français peut-il se désolidariser des choix économiques européens faits depuis 25 ans ? N’a-t-il pas majoritairement soutenu l’Acte Unique, le traité de Maastricht, le traité de Nice, le Traité Constitutionnel Européen puis le traité de Lisbonne ? Tous ces traités ont obtenu une très large majorité des suffrages des élus du PS.

Et ce sont ces traités qui ont fait avancer la déréglementation dans tous les domaines, qui ont rendu le pouvoir monétaire indépendant des politiques. Ce sont ces traités qui ont tenté de faire de la « concurrence libre et non faussée » un objectif de l’Union Européenne. Ce sont ces mêmes socialistes qui ont accepté la libéralisation des anciens services publics sous Lionel Jospin. Bref, les socialistes sont largement co-responsables du bilan calamiteux de l’Europe.

Il est relativement habile de chercher à faire croire qu’en votant pour le PS, les Français pourraient changer la direction d’une Europe que les socialistes n’ont pourtant pas cessé de soutenir depuis un quart de siècle. Mais pour vraiment la changer, il vaut mieux éviter le bulletin à la rose.

Laurent Pinsolle

Source : http://changerleurope.fr/le-meeting-de-toulouse-lance-la-...
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/04/25/a-toulous...

Contre la réforme hospitalière

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous avec Libertas se déclarent opposés à la réforme hospitalière et soutiennent les médecins qui manifestent aujourd’hui.

La réforme du système hospitalier, va accroître la désertification médicale tout en affectant très directement la qualité de la couverture sanitaire des Français et en bouleversant la gouvernance hospitalière. Cette réforme vise à éliminer à la fois les élus et les médecins pour remettre le pouvoir à une bureaucratie hypercentralisée.

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous demandent à la Ministre de la santé d’ajourner immédiatement cette réforme.

Révélations sur l’affaire du vin rosé

Philippe de Villiers l’a révélé à la presse jeudi dernier : le puissant lobby du grand négoce européen, le Comité Européen des Entreprises Vin (CEEV), qui « inspire » la politique viticole ultralibérale et désastreuse de la Commissaire danoise Mariann Fischer Boel, vient de recruter… l’un des principaux négociateurs français de la réforme de la réforme de l’OCM-Vin !

Flash-back. Le CEEV souhaite décrocher l’autorisation de couper les vins de table blanc et rouge pour obtenir du rosé. Sa demande (inspirée par l’Espagne) est examinée le 27 janvier par le « Comité de Gestion ». Notre « chargé de mission » y représente la France. Et vote pour ! Son argumentation (fallacieuse), qu’il partage avec Fischer Boel, la voici : il faut donner aux producteurs européens les mêmes possibilités que leurs concurrents de par le monde. Se libérer des « entraves œnologiques » (sic), quoi… C’est donc contre l’intérêt de la viticulture française, mais tout à fait dans le sens de son plan de carrière qu’il se prononce puisqu’il a été embauché le 1er mars dernier… par le CEEV. Comme « policy officer ». En remerciement de ses « bons et loyaux services » en quelque sorte.
En effet, comment ne pas voir dans l’attitude complaisante de ce « chargé de mission » du ministère de l’agriculture une obligeance par anticipation envers sa future crèmerie ?
Plus généralement, ce véritable scandale montre à quel point la Commission européenne est à la solde de puissants lobbies. Au diable les avis consultatifs contraires rendus par les autres institutions qu’elle a eu l’obligation de consulter et qui sont, elles, démocratiquement légitimes ! Et tant pis pour nos traditions, notre patrimoine, nos emplois ! Le 7 juin, avec Libertas, faites entendre votre voix contre l’Europe de Bruxelles et pour une Europe démocratique, respectueuse des libertés et spécificités des Etats.
Continuez à signez notre pétition ici, plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus!

lundi 27 avril 2009

Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...

L'affaire pourrait paraître anecdotique. Mais à l'heure où l'on enregistre 3.500 demandeurs d'emploi supplémentaires chaque jour et où familles, Etat et collectivités publiques doivent se serrer la ceinture, elle est symbolique. En 2007, le Bureau du Parlement européen, la Commission des budgets et l’assemblée plénière du PE ont donné leur feu vert à la rénovation et l’extension du club de sport situé dans les locaux de l’institution à Bruxelles. Un ensemble piscine-Spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et le personnel de la maison. Le député vert Gérard Onesta, qui porte ce projet depuis 2006, essaye de tempérer : il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur", pour tout de même « 5,6 millions d’euros ». Et la moitié des bénéfices devrait être reversé aux institutions européennes par l’exploitant.
Pourtant, le projet que le vice-président écolo du Parlement européen décrit dans son rapport initial de 2006, annonce bien une "extension" du club de 46% de la surface actuelle, et il a tout d’un complexe comprenant piscine ronde avec nage à contre-courant et jets de massage, hammam, sauna, solarium, cabinets d’esthétique, ostéopathe etc…et ce pour un montant estimé à l’époque à 4 millions d’euros.
Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques eurodéputés soucieux des deniers publics en Commission des budgets, M. Onesta a réécrit un peu le projet dans lequel il n’est formellement plus question de «piscine », mais où il faut aller fouiller dans les annexes pour retrouver «les deux bassins de l’espace aquatique » ainsi que des spécifications techniques qui ne laissent aucun doute : ce n’est pas un vivier pour les homards à servir au restaurant des eurodéputés, mais bien un complexe aquatique. Entre temps, les coûts ont d’ailleurs plus que doublé : l’appel d’offres en cours porte sur un montant non plus de 4, ni de 5,6 mais de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage, soit 9,3 millions d’euros. Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné par appel d'offres. Le 18 février dernier, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat...après les élections ?



Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette...

Il en est de la piscine des eurocrates comme de la Constitution européenne ou de la directive Bolkestein : lorsque surgit un « non », le projet revient maquillé sous une autre appellation.

1) Un projet controversé de complexe avec piscine, hammam, sauna et solarium dans l'enceinte du Parlement européen

Début novembre 2006, le comité de gestion du centre de sport approuve un projet proposé par les services du Parlement, de réaménagement avec extension de 46% de la surface, gagnée sur des places de parking sous-terrain inutilisées.

Le futur Centre de Sports rénové et étendu comporterait différentes zones :
- une zone "Santé/Beauté" avec kinésithérapeute, ostéopathe, esthéticienne et solarium,
- une zone "Gymnastique",
- une zone "Squash",
- une zone "Saunas"
- une zone "Balnéo" comprenant une "piscine ronde" (avec système de "nage à contre-courant", "jets de massage"), "trois petits bassins à températures variées (frigidarium, caldarium et tépidarium)", un jacuzzi, deux hammams et un espace de repos.

Le budget prévisionnel table alors sur un investissement d'environ 4 millions d'euros.

Le projet est approuvé à l'unanimité par le Collège des Questeurs en sa réunion du 28 novembre 2006, puis transmis au Bureau du Parlement qui l'adopte le 13 décembre 2006, soulignant notamment "la nécessité d'offrir aux députés et aux personnels des installations sportives correctes, de telles installations représentant un service ayant une dimension sociale et dans le domaine de la santé".

Le Bureau transmet ensuite ce projet pour examen à la Commission des Budgets du PE, où plusieurs députés s'insurgent : s'ils acceptent le principe d'une rénovation a minima du centre sportif, ils refusent toute idée d'extension et encore moins de piscine.

2) L'idée revient camouflée sous l'expression "espace aquatique" avec "deux bassins de débordement"

En mars 2007, l'eurodéputé vert Gérard Onesta rédige une nouvelle note - qui restera confidentielle plusieurs mois - dans laquelle la "zone balnéo" a formellement disparu.

Il faut aller lire les annexes pour trouver l'expression «espace aquatique». La "piscine" n'est plus explicitement mentionnée, pas plus que la zone spa, hammam, sauna et solarium.

En revanche les spécifications techniques relatives à l'hygiène sont aussi limpides que l'eau dans laquelle les députés et leur personnel vont pouvoir tremper : "deux bassins de débordement", filtration et traitement de l’eau, carrelage, séparation des « usagers déshabillés pieds nus » et du « public habillé » etc.

3) Bureau, Commission des Budgets et Parlement donnent leur feu vert à "l'espace aquatique" pour 5,4 millions d'euros

Le 6 juin 2007, le Bureau du Parlement "confirme son accord de principe" sur la base de cette présentation édulcorée - sans la "piscine" - et charge le Secrétaire général de lancer des appels d'offres pour le contrat de gestion du Centre sportif qui "devra être basé sur le principe d'autonomie financière", ainsi que pour l'exécution des travaux. L'opération est désormais estimée à 5,4 millions d'euros.

Le 7 juin 2007, le Parlement européen, à la suite de la Commission des Budgets, accepte le projet par un vote à main levée en plénière, sous réserve de plus de précisions (la "piscine" avait suscité l'ire de plusieurs députés).

Le 11 octobre 2007, après présentation de cette étude ayant camouflé la "zone balnéo" dans un "espace aquatique", la Commission des Budgets au PE renonce à bloquer le projet.

4) Au terme du dernier appel d'offre, les travaux sont réévalués à 9,3 millions d'euros

En novembre 2007, l'appel d'offres pour les travaux est en revanche déclaré infructueux "eu égard aux montants élevés des offres déposées". Pour la gestion du Centre, une société néerlandaise est retenue au terme de l’appel d’offres.

La Commission européenne annonce alors son intention de participer financièrement au projet, à hauteur de 1,5 million d'euros.

Un nouvel appel d'offres est lancé pour la réalisation des travaux de rénovation et d'extension, pour un montant de 7.835.093 euros auxquels s'ajoutent 1,35 million pour les études, pilotage et différents contrôles, soit 9,3 millions d'euros au total.

"Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques"...

L’investissement doit être théoriquement « avancé » par le Parlement et la Commission européenne puis remboursée au fur et à mesure par l’exploitant sélectionné. Mais l’équilibre financier de cette opération sur fonds public est loin d’être garanti : le coût prévisionnel a été multiplié par plus de deux depuis l’origine, à 9,3 millions d’euros, avec entre-temps un appel d’offre infructueux justement en raison des montants élevés des offres.

Quoiqu’il arrive, on voit mal comment les nouvelles installations dans les sous-sols du Parlement européen ne resteront pas en définitive à sa charge, intégralement ou partiellement. Dans son rapport de mars 2007 précité, le député Onesta tente de réfuter cet argument en affirmant sans rire qu’: « Une meilleure santé conduit à moins de dépenses publiques liées aux cotisations sociales, aux traitements des maladies ainsi qu'à moins d'absentéisme au travail, ce qui permet d'économiser des sommes colossales»…

5) Le 18 février 2009, la piscine marque une pause avant les élections européennes

Le 18 février 2009, le dossier est de nouveau à l'ordre du jour du Bureau du Parlement européen se réunissant à huis clos.

Il auditionne Gérard Onesta qu'il félicite pour la "remarquable qualité de son travail". S’agissant des nouvelles décisions qu’il doit prendre pour faire avancer le projet (conclusion du contrat d’exploitation avec l’entreprise sélectionnée, travaux d'extension etc), il annonce qu’il les reporte « à une prochaine réunion ».

Selon une source directe, c’est bien l’impact symbolique de ce projet sur l’opinion publique, à quelques mois des élections européennes et dans un contexte de récession grave, qui a conduit le Bureau à marquer une pause.

Christophe Beaudouin


Voir aussi : Anger over EU plans to build multi-million pound gym for MEPS

Vendredi 10 Avril 2009

2006_11_22_projet_onesta_balneo.pdf 2006-11-22-projet Onesta-balneo.pdf (437.01 Ko)
417406_or_fr.pdf 417406-or_FR.pdf (353.86 Ko)

Ce projet de directive qui bouscule les Eglises

Bousculant les compétences que lui confèrent les traités, l'Union européenne légifère pour la première fois directement sur la discrimination dans le domaine religieux et l'orientation sexuelle. Au nom de cette "lutte contre les discriminations", un projet de directive européenne permettrait d'obliger l'Eglise à célébrer des mariages gays et les écoles confessionnelles à abolir leurs critères d'admission.



Ce projet de directive qui bouscule les Eglises

Le 2 avril dernier, le Parlement européen a adopté en séance plénière une "Résolution législative sur la proposition de directive du Conseil relative à la mise en œuvre du principe de l'égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d'âge ou d'orientation sexuelle".

Il s'agissait à l'origine de légiférer contre la discrimination pouvant toucher les personnes handicapées. Au fur et à mesure, les lobbies, dont on sait qu'ils sont plus nombreux (20.000, plus qu'à Washington...) et influents à Bruxelles que les élus du peuple, en ont fait une directive dite "horizontale", c'est à dire couvrant toutes sortes de "discriminations" réelles ou supposées, en dehors de celles relatives à l'accès à l'emploi. On y a ainsi ajouté la non-discrimination dans l'éducation, à l'égard de "l'orientation sexuelle" ou encore "des convictions". Si ce nouveau texte européen semble amener un progrès pour les personnes handicapées et la promotion des personnes âgées, ses concepts flous et exigences superflues le rende juridiquement impraticable voire dangereux.

Ainsi, avec la " non discrimination à l'égard des convictions ", comment pourrait-on empêcher des extrémistes, des sectes ou des négationnistes d'obtenir une tribune publique en raison de la protection de leur conviction ? Si cette directive était définitivement adoptée, les écoles confessionnelles partout en Europe ne pourraient plus choisir leurs professeurs selon leurs propres critères éthiques et spirituels car ceux-ci constitueraient une discrimination envers les athées par exemple.

Le projet fait déjà un tollé en Grande-Bretagne où les avocats des droits de l'homme craignent que la directive ne devienne un "instrument de discrimination ou d'oppression". Beaucoup d'écoles ont en effet des politiques d'admission, qui font logiquement de la foi, ou l'appartenance à l'Église locale, l'un de leurs critères d'attribution des places.

Le projet de directive introduit également un renversement de la charge de la preuve, contraire aux traditions juridiques des Etats membres : il appartiendrait aux écoles confessionnelles de prouver que leurs conditions d'accès ne sont pas discriminatoires, si une personne portait plainte contre cette école, et non à cette dernière de prouver qu'elles le sont. Le rapporteur, la députée socialiste Kathalijne Maria Buitenweg (Pays-Bas), par ailleurs vice-présidente du groupe de travail de l'Association internationale des gays et lesbiennes (ILGA) au Parlement européen, s'est montrée inflexible au cours des débats. Libéraux et Verts au Parlement européen se sont acharnés contre le principe de subsidiarité (censé préserver les compétences nationales), pour ce renversement de la charge de la preuve et la discrimination dite "positive".

Une directive qui mettrait "en péril la foi, les écoles religieuses, les hôpitaux, les agences d'adoption..."

Les eurodéputés ont également adopté un amendement 28 qui vide de sa substance la garantie que le projet respecterait les "législations nationales relatives à l'état matrimonial ou familial, et notamment aux droits en matière de procréation". Dans sa nouvelle version, le texte se contente de dire que "la présente directive ne modifie pas le partage des compétences entre l'Union européenne et ses États membres" dans ces domaines, partage qui est arbitré par...la Cour de Luxembourg et systématiquement au détriment des Etats membres. En outre, avec la force juridique donnée à la Charte des droits fondamentaux par le traité de Lisbonne, ces questions basculeront de toute façon dans le champ de compétences de l'Union européenne.

Suite aux modifications apportées, la directive pourrait ainsi forcer les églises en Europe à accepter de célébrer des mariages homosexuels et ouvrir la voie à l'adoption homosexuelle. Daniel Hannan, député du Parti Conservateur dénonce ce "transfert par Bruxelles des pouvoirs des parlements nationaux à des Euro-juges qui se auraient le pouvoir de dire aux Eglises comment elles doivent être régies". "En l'état actuel, cette loi met en péril la situation de la foi, les écoles, les hôpitaux, les agences d'adoption et autres" a conclu le jeune leader britannique, qui était en septembre dernier l'invité à Paris de Philippe de Villiers lors de l'Université d'Eté du Mouvement pour la France.

Bousculant une fois de plus ses compétences, l'Europe de Bruxelles s'ingère à nouveau dans le moindre détail de la vie quotidienne des familles - jusqu'à l'achat des tickets de musée pour les personnes handicapées... - par cette nouvelle directive qui vient s'ajouter aux quelques 17.000 textes européens actuellement en vigueur, soit l'équivalent de 175.000 pages de journal officiel. Après cet aval d'une majorité au Parlement européen, il faudra l'unanimité au Conseil des ministres pour son adoption définitive.

François Vignon

Document :

Résolution législative du Parlement européen: Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d'âge ou d'orientation sexuelle

Sources :
http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/religion/5140959/EU-directive-could-open-up-faith-schools-to-non-believers.html
http://www.euro-fam.org/scripts/spop/articleINT.php?&LG=FR&XMLCODE=2009-04-03-1847

Les vidéos du mystérieux "L pour Libertas" déjà vues 40.000 fois

"L'Empire bullocrate veut interdire les fromages de la princesse Marianne parce qu'ils sont trop riches en matière grasse (et en plus ils puent). Les rebelles sauront-ils arrêter cette nouvelle agression contre leur liberté et leur mode de vie ? Vous en déciderez le 7 juin 2009." Reprenant et doublant à la sauce souverainiste des extraits de Star Wars et X-Men, deux pastiches, postés le week-end dernier, font leur petit bonhomme de buzz. Efficaces, ils sont calqués sur les coups de gueule anti-Bruxelles du président du Mouvement pour la France (MPF) et candidat aux européennes sous la bannière Libertas. Et, forcément, ne font pas du tout dans la dentelle. (...) «L’empire bullocrate contre-attaque » s’en prend aux technocrates de la Commission européenne, des «oisifs payés pour pondre des lois inutiles». Lesquels veulent la peau des fromages qui «puent» et nuisent «gravement à la santé». Un avatar de José Manuel Barroso, sous les traits d’un menaçant «Grand abstrait», y est confronté à une petite productrice de fromages de chèvre, en pasionaria du terroir et de «la bonne odeur du lait cru non pasteurisé». Moins inspiré mais aussi azimuté, le second détournement, «Ooohhh, Banque centrale européenne », met aux prises le Docteur Libertas à l’institution, qui «refuse de baisser les taux directeurs». "La banque centrale bullocratique a décidé de maintenir ses taux directeurs au risque de plonger les peuples d'Europe dans la pauvreté. Le Docteur Libertas arrivera-t-il à la convaincre d'assouplir ses dogmes bullocratiques ?" Chez Libertas France (branche du mouvement créé par Declan Ganley, chef de file du non irlandais, qui ambitionne des listes dans tous les pays de l’UE), on jure n’y être pour rien mais on jubile de ce coup de promo, apparemment tombé du ciel. L’auteur? Une énigmatique silhouette chapeautée, au manteau noir barré d’un «L pour Libertas». Le zorro eurocritique sévit aussi sur Facebook où il dit vouloir «rétablir la liberté des peuples d’Europe contre l’oligarchie eurocrate». L’équipe de campagne de Villiers, qui dit avoir découvert les vidéos le week-end dernier, a cherché à contacter l’auteur. En vain. «Il ne répond pas à nos mails. C’est sans doute un militant qui veut rester anonyme», explique-t-on à Libertas France, où l’«on réfléchit» à un éventuel filon à creuser (...) Décidé à prendre la vague du Web pour la campagne européenne, le mouvement devrait lancer la semaine prochaine Ma libertas, son réseau social en France.
Liberation 16 avril

Chasse, Europe et Libertas : les positions de Frédéric NIHOUS

Chasse, Europe et LIBERTAS : les positions de Frédéric NIHOUS
(interview parue dans la revue cynégétique Connaissance de la Chasse – N° de Mai 2009)

Cpnt, Mpf, Libertas, sous quelle bannière êtes-vous exactement candidat aux élections européennes ?
Frédéric Nihous : Les trois puisque Cpnt a intégré Libertas dont fait partie également le Mpf de Philippe de Villiers. A cause de la réforme des scrutins de 2004 destinée à tuer les « petits » partis, l’efficacité commande donc le regroupement, autour de valeurs et revendications commune quant à la définition de l’Europe. Libertas est une formidable dynamique cohérente unissant ceux qui, comme Cpnt ou le Mpf et d’autres qui nous rejoignent chaque jour, ont ferraillé pour le « Non » au référendum de 2005 et contre le traité de Lisbonne. Notez qu’il y aura des listes Libertas dans tous les pays. Pour la petite histoire, sachez d’autre part que Declan Ganley, le Président fondateur de Libertas Europe est irlandais et…chasseur passionné. Les couloirs du Parlement européen vous sont familiers…
Frédéric Nihous : Effectivement. J’y ai passé 5 ans au poste de Secrétaire général du groupe Cpnt et de ses 6 députés de 1999 à 2002. J’ai par ailleurs suivi, en tant qu’administrateur, les travaux de la commission environnement du PE. Puis j’ai poursuivi comme assistant parlementaire de J. Saint-Josse jusqu’en 2004. En outre, je connais bien la question européenne puisque je suis diplômé de 3e cycle universitaire en Droit économique européen et en Sécurité européenne.

Quels sont les principaux intérêts de Cpnt à siéger à Bruxelles ?
Frédéric Nihous : Siéger à Strasbourg pour changer les choses à Bruxelles en constituant avec Libertas un groupe qui deviendra incontournable et permettra de supprimer le syndrome « pensée unique » habitant les actuels dirigeants, politiques ou technocratiques, de l’Europe. De plus, grâce à l’élection d’un maximum de députés européens Libertas-CPNT, il sera possible de corriger la politique écologiste intégriste de l’Europe et de promouvoir une nouvelle approche équitable de l’aménagement des territoires, économiques ou cynégétiques. L’autre intérêt, c’est être présent dans le système pour le changer de l’intérieur, pour plus de respect des peuples, des traditions et cultures de chaque Etat, comme la chasse chez nous en France.

Est-il objectif d’envisager une réglementation européenne sereine et pérenne sur la chasse des migrateurs ?
Frédéric Nihous : L’Europe n’est pas le bon niveau pour cela. Comment et pourquoi gérer des migrateurs à l’échelon de 27 pays alors que leur aire de répartition est le paléarctique occidental allant de l’Asie à l’Afrique ? Ça n’a aucun sens et c’est une hérésie biologique et technique, partielle et partiale ! Mais à tout le moins, l’Europe devrait dépassionner le débat, le rendre objectif (la CE semble sur cette voie mais reste timide). Les marges de manœuvre existent, si tant est que les gouvernants s’engagent en faveur de la chasse.

Que peut concrètement apporter l’Europe aux chasseurs français ?
Frédéric Nihous : Pour l’instant, je ne vois que des ennuis en raison de l’hégémonisme des écologistes politiques sur les questions environnementales et l’approche bornée ou ignare de nombreux technocrates. Par une meilleure écoute des hommes de terrain, les vrais spécialistes de la question et non pas les idéologues de l’anti-chasse, il est possible d’apaiser le débat en s’occupant des mécanismes de gestion ou de préservation (je ne parle pas de protection car ceci rime avec exclusion des acteurs cynégétiques) des territoires. Ceci passe par une juste prise en compte du rôle des chasseurs et de leurs instances dans ce domaine. A condition d’être corrigée, car elle marche actuellement sur la tête, l’Europe peut aider à un meilleur dispositif de soutien au développement rural et donc des territoires. C’est exactement ce que j’ai proposé dans mon rapport sur la ruralité remis en 2008 au ministre de l’Agriculture Michel Barnier.

Qu’est-il advenu de votre rapport ?
Frédéric Nihous : Ce rapport, solide, opérationnel et rationnel, est resté depuis lettre morte alors qu’il faisait l’unanimité tant de la part du monde agricole que cynégétique. Je n’ose croire que ce blocage est politique en raison de mon engagement dans cette campagne européenne où est également candidat le ministre de l’Agriculture…

L’abrogation de la Directive 79/409/Cee « Oiseaux » est-elle raisonnablement envisageable ?
Frédéric Nihous : Nous le saurons bientôt, je l’espère, avec la décision que prendra la Cour Européenne sur le recours demandant la reconnaissance de l’illégalité de cette directive engagé par l’Unacom et que je soutiens totalement. Après, ceci est tellement politique… En vérité, le succès de cette démarche montrerait que l’Europe, les gouvernants et les écologistes ont menti et manipulé tout le monde sur la chasse depuis 30 ans. Ceci explique donc bien le freinage et l’immobilisme des décideurs en la matière depuis des années. Je note ainsi que malgré divers engagements, le ministre de l’Ecologie joue encore la montre en demandant l’avis du Conseil d’Etat alors que celui-ci n’est pas compétent en la matière. Poudre aux yeux ? On peut le supposer … C’est pourquoi, en cas de succès de la procédure, je me demande quelle sera leur réaction.

Ne craignez-vous pas que l’élaboration d’une nouvelle directive « Oiseaux » soit rédigée de manière encore plus restrictive ?
Frédéric Nihous : C’est un risque si, comme d’habitude, les gouvernants laissent le sujet aux écolos anti chasse. Après, s’ils veulent vraiment apaiser le débat, qu’ils aient enfin le courage de régler le problème. Ils y arrivent sur les questions financières, pourquoi pas pour la chasse ? En tout cas, une autre voie est possible. Il existe des conventions et traités internationaux, plus favorables à la chasse que la directive « Oiseaux » à laquelle ils sont juridiquement supérieurs. Dès lors, qu’on respecte le droit international, qu’on applique les traités et le problème sera réglé. Pour cela, il faudra que les décideurs cessent d’avoir la trouille des écolos, Lpo et consorts. Un peu de courage en politique et une vraie volonté de soutenir la chasse de leur part seraient préférables et les bienvenues. Nous attendons encore.

La mise en œuvre effective du Guide interprétatif de la Directive ne serait-elle pas suffisante ?

Frédéric Nihous : Ce Guide, c’est du pipeau car il n’a aucune valeur juridique l’imposant aux normes de droit applicables en la matière. Qu’on ait enfin la franchise de le dire au lieu d’amuser la galerie ! Il ne lie pas les juges en cas de contentieux ; il ne sert que d’avis. Je pose une question : s’il permet de régler le problème de la chasse et que tout le monde en est d’accord comme on nous le dit, pourquoi alors ne pas l’intégrer directement dans la directive en modifiant celle-ci ? Pourquoi n’en faire qu’une annexe sur laquelle tout le monde va s’asseoir ? La France vient de réussir à obtenir un accord sur la réduction de TVA ; pourquoi pas en matière de chasse ?

La législation sur la chasse dans notre pays n’est-elle pas d’abord un problème franco-français ?
Frédéric Nihous : Cela se vérifie en effet sur beaucoup de ses éléments. L’Europe est un alibi commode pour nos attentistes décideurs qui refilent la patate chaude aux technocrates bruxellois. De même, l’actuelle agitation du Ministre de l’écologie qui veut faire croire, après plus d’un an de freinage et d’actes restrictifs pour la chasse, qu’il est presque plus chasseur que vous et moi en faisant des promesses (seront-elles toutes tenues ?), en pleine campagne électorale, montre bien que c’est un problème franco-français, et qu’il est de surcroît politique. Néanmoins, il faut noter que des domaines cynégétiques fondamentaux sont régis par l’Europe. Je pense à la réglementation sur les dates, les territoires, les armes, le piégeage, le sanitaire, etc. Ce qui est, entre guillemets, logiques puisqu’en France, 80% des lois ne sont que des applications et mises en œuvre de directives européennes ou autres règlements.

Pensez-vous qu’il sera un jour possible de chasser à nouveau en France la barge à queue noire alors que la disparition de son habitat se situe hors de l’Hexagone ?
Frédéric Nihous : Oui quand on cessera d’utiliser l’alibi de la chasse comme source de disparition d’espèces et qu’on s’attellera enfin à mettre le doigt sur les vraies raisons de décroissance de certaines populations que sont la disparition des habitats, les techniques culturales, la résorption des zones humides et l’urbanisme galopant. Reste à trouver le ministre qui aura le courage de le dire et de s’y attaquer au lieu de choisir la facilité comme c’est le cas actuellement en stigmatisant sans fondement les chasseurs. Je note que sur cette question de la barge, ceci est bien révélateur de l’ineptie de cette écologie militante et idéologique : le problème n’a pas sa source en France et n’a aucun rapport avec les activités cynégétiques mais la seule décision, prise à l’emporte-pièces comme cadeau aux anti-chasse, est l’interdiction de sa chasse en France. Du grand n’importe quoi. Le ministère de l’Ecologie est, depuis des années, devenu le ministère des écologistes…

Dans la très grande majorité des pays de l’U.E., la chasse des limicoles se limite à celle des bécassines. Ne pensez-vous pas que la France soit rapidement contrainte à semblable restriction ?
Frédéric Nihous : Et pourquoi devrait-on se plier à cela ? Une telle restriction ne pourrait être qu’idéologique et en aucun cas fondée biologiquement. Donc elle n’a pas lieu d’être ! Certains pays de l’U.E. chassent l’ours ou le loup, ceci veut-il dire qu’il en sera bientôt de même en France, dans les Alpes ou les Pyrénées ? Des destructions d’oies, qu’on nous empêche de chasser en février en France, ont lieu aux Pays-Bas au printemps. Ceci va-t-il être le cas dans notre pays ?

Hormis dans le cadre de la chasse des oiseaux migrateurs, dans quel registre cynégétique intervient la réglementation européenne ?
Frédéric Nihous : A part cette question fondamentale des dates de chasse, l’Europe intervient sur beaucoup de sujets à impact cynégétique, direct ou indirect. En premier lieu, les gestions de territoires, avec notamment le plan Natura 2000 de sinistre mémoire. D’ailleurs, à ce sujet, le parlement européen veut intensifier ce régime de protection en réfléchissant à un « super » Natura 2000. Ce projet est porté par un député vert, naturellement pourrait-on dire sans jeu de mots ! Il y a également les questions des armes, des normes de piégeage qui risquent prochainement d’être revues par l’Europe, sans oublier les règlements sanitaires qui nous ont interdit il y a quelque temps les appelants pour cause de H5N1. Ceci montre bien tout l’intérêt d’avoir des députés Cpnt au Parlement pour y défendre les intérêts des chasseurs. Il faudra bien qu’un jour, tous les chasseurs le comprennent en faisant un vote vraiment efficace pour la chasse. N’est-on pas bien défendu que par soi-même ?

Le mot de la fin…
Frédéric Nihous : Unité et Solidarité des chasseurs. Que ceux-ci votent « passion » et vraiment pour la chasse … cette fois-ci ! Une présence au Parlement européen, pour l’action, est fondamentale. Il ne faut pas laisser passer l’occasion. Pour voter efficace pour la chasse, la ruralité et la France, et d’autant plus pour ceux qui, comme Cpnt, ont voté Non au référendum de 2005 et ceux qui subissent les brimades et les délires de l’Europe écolo, un seul vote : Libertas avec Cpnt et sans modération !

samedi 25 avril 2009

Quand Dati entre en campagne…

Philippe de Villiers constate que l’UMP a enfin lancé sa campagne des européennes avec un effet de surprise, en abattant sa carte maîtresse : Rachida Dati.

On peut dire qu’il s’agit d’un lancement réussi avec un morceau de gourmandise littéraire : Rachida Dati devant les jeunes a finalement expliqué qu’elle faisait de la politique pour rire et non pour secourir. Pendant que les Français souffrent et pleurent, l’UMP rit répondant à leur souffrance par la désinvolture.
L’incohérence du propos de Rachida Dati recouvre le vide du programme de l’UMP.
Philippe de Villiers demande une autre soirée de jeunes avec une confrontation Dati-Villiers.

Il faut passer du libre échange au juste-échange

Philippe de Villiers (Mouvement pour la France) et Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature et Tradition) ont lancé hier à Paris leur campagne pour les élections européennes sous la bannière Libertas.

Etes-vous optimiste pour le scrutin du 7 juin ?

Philippe de Villiers. Oui, parce que les Français sont de plus en plus nombreux à comprendre que la cause de la crise c’est un libre-échangisme incontrôlé qui a détruit toutes nos protections aux frontières et poussé nos entreprises à la délocalisation. Il faut mettre en place un protectionnisme européen avec des écluses douanières.

Quelles sont vos propositions ?

Il faut passer du libre-échange au juste échange. Il n’y aura pas de protection sociale durable sans protection économique. L’Europe de Bruxelles est la zone la moins protégée du monde, et la France le pays le moins protégé du monde, qui reçoit tous les jours le blé ukrainien, le poulet de Corée ou du Brésil et bientôt le vin rosé d’Australie. On ne peut pas continuer à être une passoire.

Diriez-vous que, paradoxalement, la crise est une chance ?

La crise est l’occasion historique pour passer à une nouvelle conception d’une Europe qui soit à la fois démocratique et protectrice. C’est la fin d’une époque, celle pendant laquelle la classe politique et les élites mondialisées nous vantaient les mérites à venir de la « mondialisation heureuse » : la fin des frontières, la fin des régulations, la fin des Etats. Mais elle n’est heureuse que pour les traders, les banquiers, les multinationales et les commissaires européens avec leurs pantoufles dorées.

Nicolas Sarkozy s’en sort-il bien dans ce contexte ?

Il a essayé de faire l’Europe des Etats, la seule qui marche. Mais il s’est heurté à la commission de Bruxelles. Il est dans une contradiction : il crée le fonds souverain contre les prédateurs pour sauver les entreprises françaises. C’est bien. Mais il veut le traité de Lisbonne qui, à chaque article, interdit toute forme de protection européenne et nationale.

Comment se passe votre campagne commune avec Frédéric Nihous ?

Excellemment. Nous défendons tous les deux la France des terroirs contre ceux qui, à Bruxelles, proposent du rosé coupé d’eau, « le Barroso Barrosé » ( NDLR : José Manuel Barroso est le président de la Commission européenne) et veulent mettre sur nos fromages l’étiquette « Dangereux pour la santé ».

Votre objectif électoral ?

Avec le groupe Libertas, constituer un groupe majoritaire. Changer de majorité à Strasbourg pour changer de politique à Bruxelles .

vendredi 17 avril 2009

Libertas avec les pecheurs

Depuis hier, le mouvement de protestation des pêcheurs prend de l’ampleur en France, et si les blocages ont été levés, la mobilisation de la profession reste entière.
Frédéric Nihous, candidat Libertas aux élections européennes soutient totalement les revendications des artisans pêcheurs. Il partage leur colère devant les manœuvres des élites, qui pour des considérations mercantiles dignes d’un odieux troc (du gaz norvégien contre des quotas de pêche) réduisent les quotas et menacent des emplois.

La Commission de Bruxelles est en train de tuer la pêche artisanale française alors même que nos ressources en poisson sont abondantes.
Il est donc urgent de suspendre ces décisions et d’entamer de vraies négociations organisées au niveau national et européen, après consultation des organisations professionnelles des pêcheurs.

Tout a été cédé par le ministère de la Pêche.
La pêche artisanale française a été bradée et échangée contre le gaz norvégien et le poisson venant de Norvège qui a bénéficié d’un accord ultra favorable (450.000 tonnes de cabillauds) tandis que la France n’a eu droit qu’à un quota de … 9.000 tonnes !

Les pêcheurs ne veulent pas d’une simple aide compensatoire pécuniaire qui ne réglera rien, d’autant que la Commission européenne de Bruxelles a déjà répondu que ceci était illégal. Frédéric Nihous, tête de liste dans la région Nord demande au gouvernement français de ne plus se soumettre aux technocrates de Bruxelles ; les pêcheurs veulent simplement pouvoir travailler et vivre de leur pêche, que Bruxelles les laisse faire !
Il est proprement inadmissible que l’Europe et ses complices disent à nos pêcheurs: « il faut casser vos bateaux, on va subventionner la casse de vos bateaux, vous restez à quai », alors que pendant ce temps-là, sur les étals de France, à la criée, on voit arriver du poisson de Norvège ou de la mer du Nord ou de Russie ou d’ailleurs !
Solidaire de cette juste protestation des pêcheurs du Nord Pas de Calais, Frédéric Nihous dénonce la pression faite par les autorités qui ont cassé le légitime mouvement des pêcheurs en les menaçant d’une astreinte horaire de 1000 Euros en cas de blocage. En cas de nécessité, il est légitime pour les pêcheurs de défendre leur travail et leur vie ainsi que les ports français et les milliers d’emplois liés.
Face aux menaces d’élites déconnectées du monde professionnel et des réalités du terrain, les pêcheurs doivent être défendus, protégés et représentés ; Frédéric Nihous, sous la bannière Libertas, s’engage à se faire porte-parole de tous les pêcheurs.

samedi 4 avril 2009

Les tueries se répètenteront-elles indefiniment ?

  • 14 février 2008 ;Une fusillade dans la Northern Illinois University ait cinq morts et seize blessés avant que le meurtrier ne retourne l'arme contre lui.
  • 25 février 2008 ;Chen Wenzhen, un ancien élève d'une école du sud de la Chine ,tue deux élèves et blesse quatre autres personnes avant de se suicider.
  • 23 septembre 2008; fusillade au lycée professionnel de Kaujhaki ;une fusillade survenue dans un lycée de Kaujahoki en Finlande fait onze morts dont l'auteur de la fusillade et deux blessés.
  • 16 otobre 2008 ;une fusillade sur une pelouse d'une école primaire à Detroit, fait un mort et trois blessés.
  • 26 octobre 2008 ;une fusillade dans un campus de l'université de l'Arkansas fait deux morts et un blessé. Une personne a été interpelée
  • 11 mars 2009 ; fusillade de Winnenden perpétrée par Tim Kretschmer, 17 ans, qui s'est ensuite suicidé, fait 15 morts (9 élèves, 3 enseignantes et 3 passants).
  • Le 23 janvier 2009, un jeune Flamand, Kim De Gelder, a attaqué une crèche du centre-ville de Termonde , tuant deux bébés de moins d'un an et une puéricultrice de 54 ans, et blessant une dizaine d'autres enfants, avec un couteau.
  • et, une quarantaine de personnes ont été prises en otage, vendredi, dans le bâtiment d'une association venant en aide aux immigrés, à Binghamton, dans l'Etat de New York. Selon les autorités, il y aurait entre 12 et 13 morts. Le forcené, d'origine vietnamienne vraisemblablement, se serait suicidé. La police a pu pénétrer dans le bâtiment et l'ensemble des otages a été libéré.

L'ultraliberalisme européen illustré par Airbus

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, avec Libertas, condamnent la politique économique ultralibérale, orchestrée de main de fer par le président de la commission européenne José Manuel Barroso, politique illustrée par les décisions récentes de la société Airbus, l’un des fleurons de l’industrie française et européenne.

Cette politique de la commission a de graves répercutions sociales pour de nombreux salariés français et installe un désert économique et financier sur l’ensemble du territoire national et européen en poussant les grands groupes industriels à délocaliser en zone à bas coûts sociaux.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français avaient majoritairement dit non au projet de constitution, sachant bien que la politique annoncée par les dirigeants des grands partis européens conduirait à cet échec économique et social.

Sous l’œil complice et avec le silence approbateur de la Commission européenne, les dirigeants d’Airbus ont réaffirmé leurs choix stratégiques d’externalisation et de délocalisation de leurs activités industrielles vers des implantations en zones dollar ou à bas coût, méthode dénoncée par Philippe de Villiers et Frédéric Nihous.

Cette Europe ultralibérale, dirigée par les commissaires européens qui ne rendent jamais de compte aux électeurs, doit changer de cap, et ce sera l’enjeu majeur des prochaines élections européennes.

Il est temps d’élire des députés à Strasbourg qui sauront mettre en œuvre une politique du juste échange et non du libre échange, qui veilleront à installer aux frontières de l’Europe une protection économique seule garantie pour conserver une protection sociale. Avec Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, ils réorienteront la politique économique et sociale de l’Europe vers la défense de nos activités et de nos emplois dans chaque territoire.

vendredi 3 avril 2009

Position Libertas sur l'OTAN

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous rappellent leur ferme opposition à la réintégration de la France au sein des comités militaires de l’Otan à l’occasion du sommet se déroulant ce jour à Strasbourg.

Cette réintégration signe la fin de l’indépendance française, de notre diplomatie comme de nos forces armées, mais plus grave encore, elle brise les chances d’émergence d’une défense européenne autonome.

En effet, Philippe de Villiers et Frédéric Nihous rappellent que la défense européenne dans le cadre de l’OTAN sera placée non seulement sous véto américain, mais aussi sous véto turc, la Turquie disposant d’un droit de veto de sur les opérations de l’Otan.

Cette réintégration nous fait également perdre le bénéfice diplomatique obtenu grâce à la décision du Général de Gaulle qui permettait à la France de jouer le rôle d’une puissance d’équilibre et de médiation au service de la paix.

L’Otan qui a été conçu hier comme l’outil de protection de l’Europe de l’ouest et des Etats-Unis face au bloc soviétique a perdu tout son sens depuis la chute du mur de Berlin. Cette alliance se résume aujourd’hui à alléger les charges financières et humaines des opérations militaires engagées et conduites par les Etats-Unis dans le cadre de leur propre politique.

Dans les mois à venir, nous pourrons très certainement constater avec tristesse et inquiétude la présence toujours plus grande des forces françaises en Afghanistan en raison de notre engagement total dans l’OTAN sans que nous puissions définir de façon autonome une stratégie de retrait mettant un terme à ces opérations militaires .

Hadopi : une loi liberticide, injuste, coûteuse et inefficace

Libertas a déjà pris position sur la loi Hadopi et Philippe de Villiers s’y est fermement opposé la jugeant liberticide. Le 31 mars, les discussions ont repris à l’Assemblée nationale sur ce projet de loi, adopté hier 2 avril. Libertas revient en détails sur cette loi et avertit des dangers : non seulement Hadopi est techniquement inefficace, mais plus grave encore, cette loi n’est pas juste. Philippe de Villiers et Frédéric Nihous proposent une autre forme de sanction, plus juste, l’amende. En vain, les opposants à l’Hadopi, pourtant majoritaires, n’ont pas été écoutés par le ministre de la Culture, qui a fait preuve d’une obstination et d’un entêtement vraiment malvenus.

D’abord, la loi Hadopi est liberticide. C’est indéniable, puisqu’elle nécessite, pour être appliquée, un filtrage, une surveillance constante et généralisée de la Toile (web) qui permettrait à la Haute autorité ainsi créée d’avoir accès à des informations sur les internautes, tout en les empêchant de se mouvoir librement. Elle rendrait également l’internaute soumis à l’arbitraire, puisque, sans qu’aucune décision de justice ne soit prise, un foyer pourrait se voir retirer pendant toute une année l’accès à Internet.

Hadopi est également une loi injuste, parce qu’il est aujourd’hui impossible de faire la différence entre le téléchargement en ligne et l’écoute en ligne (streaming). La coupure de la connexion risque aussi de toucher des foyers dont la connexion Internet aurait été piratée. Ainsi, des internautes innocents de tout téléchargement illégal pourront être condamnés à cause d’internautes peu scrupuleux.

Hadopi est aussi très coûteuse, car le filtrage généralisé de la Toile qu’elle implique obligerait l’État à des dépenses très élevées en moyens comme en personnels, un coût que le contribuable serait contraint d’assumer, comme l’a révélé une note confidentielle publiée par le site web de Marianne.

Enfin, la loi Hadopi, si elle venait à être votée, serait techniquement inefficace. Christine Albanel, interrogée sur l’estimation des volumes traités par l’Hadopi dans le cadre de la riposte graduée, parlait de 10000 mails, 3000 recommandés et 1000 suspensions par jour. Le site Internet PC INpact a estimé, après un rapide calcul effectué d’après les chiffres de la ministre, que les trois membres de la Haute autorité disposeraient d’un temps de réflexion de … 25 secondes par suspension!

Libertas propose une autre forme de sanction : l’amende. L’amende, au contraire de la coupure de la connexion à Internet, serait proportionnée et graduée. Son produit permettrait d’ailleurs de dédommager la filière musicale du préjudice subi. Elle permettrait aussi de ne pas pénaliser à l’excès l’internaute en le privant d’accès Internet. L’avantage de l’amende est qu’elle n’établit pas d’inégalité entre les internautes, qui, dans l’état actuel de le loi, seraient privés non seulement d’Internet, mais aussi du téléphone et de la télévision, dans les cas où ces trois médias sont groupés, et qui se trouveraient ainsi injustement pénalisés.

Enfin, l’amende rendrait la constitution d’un fichier d’internautes interdits de connexion inutile. C’est aussi ce fichier qui inquiète tous les opposants à la loi Hadopi.

Jeudi 2 avril dernier, dans un hémicycle quasiment vide, les députés ont adopté le projet de loi Hadopi. Remplacement de la coupure par une amende, réintégration de l’autorité judiciaire dans le processus, … à chaque amendement proposé, même réponse : refus systématique.

Rappelons que la loi DADVSI, elle aussi censée lutter contre le téléchargement illégal, votée dans les mêmes conditions, s’est avérée inapplicable, inefficace et donc inutile. Pour reprendre la conclusion de l’article de Libération daté du 3 avril, « la loi DADVSI est tombée aux oubliettes. Où la rejoindra sans soute sa petite sœur Création et Internet. »

jeudi 2 avril 2009

De Villiers JDD du 27 mars

Pour les européennes de juin, le MPF de Philippe de Villiers s'est allié avec Libertas, le parti qui a mené le ‘non' au traité de Lisbonne en Irlande. Tête de liste dans l'Ouest, le Vendéen nourrit de grandes ambitions: il assure au JDD.fr qu'il peut "être majoritaire" au Parlement européen. Avec un crédo qui tient en trois messages: "Non à la Turquie, non à l'Europe des commissaires et oui à la préférence communautaire".

Pourquoi avoir lancé votre campagne européenne sous l'égide de Libertas, de l'Irlandais Decan Ganley?
Nous nous sommes rencontrés lors de la campagne référendaire sur le traité de Lisbonne en Irlande, où Declan a été le héraut du non Irlandais. Comme beaucoup, nous avons été très surpris de constater qu'après le ‘non', les dirigeants européens ont considéré qu'il fallait faire revoter les Irlandais. Nous avons donc eu l'idée d'étendre Libertas dans les 27 pays de l'UE, pour que le référendum qui n'a pas eu lieu sur le traité de Lisbonne puisse se dérouler le 7 juin prochain. Je précise que notre accord est strictement intellectuel et politique et non financier.

Vous allez donc axer votre campagne sur le traité de Lisbonne?
Pas seulement. Nous avons un triple message. Le premier porte sur le périmètre de l'UE: nous voulons une Europe européenne, donc sans la Turquie. Deuxièmement, nous voulons introduire plus de démocratie dans les institutions européennes. La commission européenne détient tout le pouvoir et nous pensons que le conseil des ministres doit devenir le véritable exécutif de l'UE. Non à l'Europe des commissaires. Il s'agit aussi de respecter la parole des peuples, une fois qu'ils ont voté. Enfin, nous voulons introduire le principe de préférence communautaire. La crise que nous connaissons est due à un libre échangisme incontrôlé qui a fait sauter toutes nos protections et qui pousse nos entreprises à délocaliser. La seule réponse sérieuse, c'est une protection aux frontières de l'Europe.

Comment comptez-vous vous y prendre?
Il faut passer du libre échange au juste échange. Une voiture fabriquée en France coûte 14 000 euros, la même voiture produite en Chine coute 30 à 40% moins cher. Le différenciel, pour l'essentiel, représente la protection sociale française. Si on veut maintenir en France une protection sociale, il faut établir coûte que coûte une protection économique pour compenser les différences de coûts de mains d'oeuvre. Donc taxer ces produits. Ce qui n'est actuellement pas possible à cause de Bruxelles. Quand Nicolas Sarkozy annonce un plan d'aide de 6 milliards d'euros pour le secteur automobile, il y met une condition: la garantie de production en France. Quelques jours après, la Commission a fait sauter cette garantie, ensuite, Peugeot signe un accord avec Mitsubishi pour produire en Extrême-Orient des voitures électriques destinées au marché européen. En d'autres termes, Nicolas Sarkozy n'a pas les moyens de ses intentions. Et quand on n'a pas le pouvoir, il ne reste plus que la parole.

Le Pen? "Les députés européens lui font la courte échelle"

Alliés avec les chasseurs du CPNT au niveau français, sous la bannière de Libertas au niveau européen, quels sont vos objectifs?
Nous avons vocation à être majoritaire. Notre but est de renverser la majorité à Strasbourg pour changer de politique à Bruxelles. Cela nous paraît être un objectif réaliste car les victoires idéologiques ont toujours précédé les victoires politiques. Voter pour nous, ce n'est pas un vote de témoignage, mais un vote utile, pour construire une nouvelle majorité et arriver à une Europe alternative, où l'on est protégé à l'extérieur et libre à l'intérieur. Aujourd'hui, l'Europe est le cheval de Troie d'une mondialisation sauvage, dont toutes les élites affirmaient il y a six mois qu'elle était heureuse. On nous disait: ‘Plus de frontières, plus de protections' et patatras, avec la crise, on voit que la seule protection efficace, c'est encore les aides des Etats.

Jeudi, les eurodéputés se sont mis d'accord pour empêcher Jean-Marie Le Pen d'ouvrir la session du Parlement européen après les élections, comme il était prévu à l'origine.
Le Pen a fait un énième dérapage inadmissible. Ceci dit, en prenant cette décision, les députés européens feignent de considérer qu'il est déjà réélu et lui font la courte échelle. C'est lui faire un coup de pub. Personnellement, je ne pense pas qu'il sera réélu en juin prochain.

Le gouvernement a décidé de prendre un décret pour empêcher les bonus dans les entreprises aidées par l'Etat, vous approuvez?
Les députes du Mouvement pour la France (MPF) ont déposé une proposition de loi qui propose d'interdire toutes les formes de primes, pour les patrons qui ont reçu des aides de l'Etat, qui ont délocalisé, ou qui s'apprêtent à le faire. Que ce soit sous forme de décret ou de loi, l'essentiel est de sortir de deux crises. Celle du bas, où les Français les plus modestes souffrent et celle d'en haut, avec des banquiers qui refusent la trésorerie aux artisans et étranglent les entreprises, et un certains nombre de patrons qui déshonorent le beau métier d'entrepreneur avec ces bonus.

Les Français souffrent dites-vous, il faudrait donc soutenir la croissance par des aides directes aux ménages?
Dans l'état actuel des choses, donc sans protectionnisme, relancer par la consommation serait absurde puisque cela consisterait à relancer les importations des pays où la main d'oeuvre est peu chère. Plus qu'un plan de relance, il faudrait un plan de relocalisation grâce à des mesures de protections européennes et nationales. Le chef de l'Etat pourrait par exemple signer un décret qui définit les 100 secteurs stratégiques où aucune entreprise étrangère n'aurait le droit de racheter une entreprise française. Mais Bruxelles ne l'autoriserait pas.



Source ;http://www.lejdd.fr/cmc//politique/200913/villiers-l-ue-cheval-de-troie-d-une-mondialisation-sauvage_197765.html

mercredi 1 avril 2009

Le vote Libertas pour une Europe démocratique

L'Europe a besoin d'un nouveau souffle, d'une nouvelle impulsion: à l'heure ou les formules et décisions technocratiques ont été désavouées par les peuples, une Europe respectueuse des intérêts de chaque nation et soucieuse de préserver une identité commune, en essayant de bâtir une autre Europe, cette fois plus démocratique. Pour une Europe non plus bureaucrate, mais une Europe prenant en compte la singularité des peuples.



L’endettement atteint 68 % du PIB

La seule dette de l’État a gonflé de 107 milliards d’euros en 2008. Les intérêts versés ont augmenté de 7,3 % (chiffre de l'Insee).
Les mauvaises nouvelles volent en escadrille pour le ministère du Budget. Alors que l'OCDE a prévu pour la France un PIB en chute de 3,3 % en 2009 et un déficit public de plus de 6,6 % (8,3% en 2010).
Les chiffres sont donc calamiteux pour les comptes publics, en particulier pour la dette.
Source;http://www.professionpolitique.info/

"Parachutes dorés, dorsaux et ventraux"

Après les dirigeants d'entreprise, montrés du doigt pour leurs parachutes dorés jugés indécents en ces temps de crise, c'est au tour des commissaires européens de susciter l'indignation .

Prévoyante, la Commission européenne a jugé bon de prendre la défense du système de rémunération de ses commissaires, qui perçoivent une indemnité qui atteignent 65 % de leur salaire pendant les trois ans qui suivent leur départ. Des chiffres publics, dont l'ampleur a été récemment dénoncée par un think tank eurosceptique, Open Europe.

Le salaire annuel de base d'un commissaire s'élève à 239 000 euros brut ! Celui de M. Barroso (président de la Commission Européenne) est de 293 000 euros, et ses indemnités de résidence et de représentation élèvent son salaire à 350 000 euros.

Quant à ceux de notre président ils sont de 250 000 euros ,pareil pour Angela Merkel (indemnités de députée comprise), 265 000 euros pour le premier ministre britannique , 340 000 euros pour Barack Obama.

Philippe de Villiers met par ailleurs en cause les indemnités qu'il rebaptise "parachutes dorés, dorsaux et ventraux" : M. Barroso percevra, lorsqu'il quittera ses fonctions, une "indemnité de réinstallation" qui atteint les 24 422 euros et une "indemnité de transition" (190 653 euros annuels, versés pendant trois ans).
Le président du MPF a dressé une liste des commissaires européens "recasés ensuite dans des entreprises qui entrent dans le cadre de leur portefeuille de responsabilité. J'appelle cela de la prise illégale d'intérêt", note M. de Villiers.

L'Allemand Martin Bangeman, ancien commissaire aux télécommunications, s'est retrouvé chez le géant espagnol des télécoms Telefonica, Mario Monti , ancien commissaire à la concurrence, chez la prestigieuse banques d'investissement Goldman Sachs ,la liste est encore longue ,...

Philippe de Villiers a promis de proposer une législation en ce sens au Parlement Européen .

Philippe de Villiers et Frédéric Nihous ont présenté hier leurs listes pour les européennes, placées sous le signe de la lutte contre les délocalisations et l’entrée de la Turquie dans l’UE.

L’entrée de la moyenne ville d’Etampe (Essonne) est barrée d’une banderole sur laquelle on lit : « Non à la fermeture de Faurecia-Etampe ».

Le ton de la conférence de la campagne européenne du mouvement Libertas, représenté en France par le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers et Chasse Pêche Nature et Traditions (CPNT) de Frédéric Nihous, est donné par cette banderole. Les souverainistes français ont en effet décidé de placer ces élections sous le signe de la lutte contre les délocalisations.

« C’est le symbole d’un site d’une entreprise qui a bénéficié de l’argent des contribuables et qui délocalise », dénonce Philippe de Villiers, en posant pour les photographes devant l’usine automobile qui va fermer : « Cette banderole, c’est un cri d’alarme, qui veut dire : “Comment l’argent du contribuable peut-il être utilisé pour financer le chômage ?” », poursuit-il. Et de s’en prendre à une Europe des « technocrates » qui n’a pas tenu ses promesses puisqu’elle ne parvient pas à protéger ses emplois.

Mais là où Philippe de Villiers entre en campagne, la Turquie n’est jamais loin. Le président du MPF, qui avait obtenu 6,67 % des voix (3 sièges au Parlement européen) en 2004 en faisant déjà campagne sur ce thème, en profite pour dénoncer les « mensonges » du président Sarkozy qui a « promis solennellement de s’opposer à l’entrée de la Turquie » dans l’UE et qui « a pourtant fait voter une réforme constitutionnelle qui prive le peuple de l’arme référendaire » sur le sujet.

Ruralité

Les têtes de listes présentées par le leader souverainiste comptent deux représentants du mouvement CPNT (les chasseurs avaient obtenu 2,5 % des voix en 2004), dont son président Frédéric Nihous. Certains s’étonneront de voir le représentant des chasseurs faire alliance avec un parti ouvertement classé à droite, après avoir affiché sa non-affiliation partisane.

L’intéressé met en avant les « convergences » entre les deux mouvements, et en particulier leur constance dans le refus de la Constitution européenne et leur rêve commun d’une Europe qui « respecte l’authenticité et la spécificité de chacun ».

Philippe de Villiers affirme, lui, que les deux mouvements ont deux choses en commun, « un ancrage dans la France des territoires » et « la même conception d’une Europe des Etats plutôt que des commissaires ». Fort de cette alliance, et de son inscription dans un mouvement européen mené par le milliardaire irlandais Declan Ganley, le mouvement affiche de hautes ambitions : « être devant le PPE », le parti majoritaire au Parlement.

Edition France Soir du mercredi 1 avril 2009 page 5